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Voici un article qui me permet de coucher toutes mes observations.

C’est un sujet très lourd de conséquences et maintes fois exploré, mais très important pour moi, en temps que père évidemment, mais surtout en temps qu’homme, de consommateur, d’accompagnant.

Je souhaite apporter une “conscience” de l’utilisation quotidienne de ces produits, car se changer Soi c’est changer le Monde.



Qu’est ce que le système endocrinien ?

La santé dépend du bon fonctionnement du système endocrinien. Celui-ci est composé de plusieurs organes appelées glandes (composées de cellules endocrines), qui produisent des hormones et les libèrent ensuite dans le sang. Distribuées dans tout l’organisme, les hormones jouent un rôle de « messager chimique ». Elles ont des fonctions essentielles et variées :  stimuler la croissance et le développement, réguler les pulsions et les humeurs (ex. pulsions sexuelles, violence, colère), contrôler les grandes constantes physiologiques (ex. température corporelle, glycémie, pression artérielle). Cela signifie que la moindre altération du système endocrinien peut perturber notre équilibre, à l’image du diabète ou de l’hypothyroïdie par exemple.



Les perturbateurs endocriniens

Définition (ANSES): Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui dérèglent le fonctionnement hormonal des organismes vivants et peuvent entraîner ainsi des effets néfastes sur la santé et l’environnement.

 

Les perturbateurs endocriniens peuvent interférer avec toutes les grandes fonctions des organismes vivants : croissance, reproduction, comportement, nutrition, métabolisme, système nerveux…

En perturbant le système endocrinien, ces substances peuvent altérer différents processus tels que la communication entre cellules ou tissus et la régulation d’étapes clés du développement d’un organisme.

Certaines de ces substances peuvent ainsi entraîner des effets délétères, notamment sur la reproduction, et nuire à la fertilité ou perturber le développement du fœtus. Des études récentes montrent que les perturbateurs endocriniens peuvent également avoir d’autres effets au niveau de l’organisme comme des effets métaboliques, neuro-développementaux ou immunitaires.

Tout ce qui est transformé par la main de l’homme est un perturbateur en soi, car entrave le bon déroulement et la bonne dégradation d’un système naturel, mais il existe aussi des perturbateurs naturels : les phyto-oestrogènes.

 

Les sources principales

  • les pesticides et les engrais

  • les plastiques

  • les médicaments

  • Les produits cosmétiques et leurs emballages
  • les phyto-oestrogènes

 

1- Les pesticides et les engrais

La première source provient de l’introduction après les deux guerres mondiales, de molécules permettant une agriculture de très haut rendement.

On parle ici des pesticides et des engrais qui sont en fait les molécules issues du recyclage des gaz de combats et des explosifs de la première guerre mondiale et dde la première génération d’insecticides développés pour protéger les armées lors de la seconde guerre mondiale: le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane).

 

Des pesticides très connus comme le DDT (antimoustiques) et le Gaucho (insecticide) ont été interdits en France respectivement en 1973 ou 2009 du fait de leur toxicité dans le cas d’une exposition trop importante de la population à ces pesticides. Une bonne chose qui n’efface malheureusement pas des années d’utilisation intensive, le DDT pouvant rester dans les sols pendant plus de 20 ans. 

Les néonicotinoïdes, dont les effets néfastes sur les populations d’abeilles ont été démontrés, sont eux interdits depuis le 1er septembre 2018, tout comme le métam-sodium, également interdit après avoir intoxiqué 70 personnes dans l’ouest de la France à l’automne 2018. 

En revanche, le glyphosate, largement décrié, a vu son autorisation d’utilisation au sein de l’Union européenne prolongée jusqu’au 15 décembre 2022…

 

2- Le plastique

Le plastique est la seconde source de perturbateurs endocriniens (les polymères).

Ceux utilisés en autres dans les industries agroalimentaires pour le conditionnement, la conservation et la vente au détail. Nous les retrouvons bien évidemment dans notre quotidien.

Combien d’aliments sont conservés dans du plastique dans nos réfrigérateur?

Nous commençons à y faire attention depuis une dizaine d’années.

 

Faites un exercice très simple, chez vous, dans votre cuisine: mettez sur votre table tout ce qui est en plastique. Je suis persuadé qu’elle sera vite remplis !

 

Ce que nous nommons plastiques sont les “polymères” qui sont de longues chaînes de petits “monomères” liés les uns aux autres mais en réalité ces chaînes se lient de manières anarchiques. Les polymères entrappent entre elles de courtes chaînes imparfaites et des monomères non liés. L’élimination de ces molécules imparfaites est très difficile et coûteuse et de ce fait non réalisée dans les conditions standards.

 

Aussi, il y a des substances que l’on appelle “plastifiants”qui sont associés à ces polymères pour les rendre transparents, colorés, souples, étirables, robustes… Or si les différentes classes de polymères sont identifiées comme la loi l'exige, les plastifiants eux, ne le sont pas…

Ils sont classés “secret industriel”.

Il est important de souligner que le Bisphénol A et les phtalates sont des substances plastifiantes et non des polymères!

 

Exemple des contenant en plastique du type “Tupperwares”.

Ils sont l’exemple d’un important marketing organisé depuis les années 50. Ces contenants sont des plastiques tels que nous venons de les définir. Si vous ne voulez pas qu’il libèrent les monomères, qui sont les molécules les plus toxiques, alors ne les lavez jamais avec du détergent trop actif, ne les mettez jamais au lave vaisselle, ne les rayez pas avec des abrasifs et surtout ne les mettez pas au micro-ondes avec des aliments!

Si vous respectez toutes ces précautions vous aurez bien moins de problèmes.

 

Si vous chauffez ces contenants, vous libérez les perturbateurs endocriniens, c’est à dire les monomères entrappés dans les polymères, ainsi que les plastifiants.

Les perturbateurs endocriniens sont libérés par la chaleur, par l’oxydation ou par les acides. Si vous mettez du jus de citron ou un acide dans un contenant en plastique vous libérez ces substances.

 

Aucun polymère n’est pur, cela coûterait trop cher de le purifier.

 

Les contenants en verre sont bien plus écologique à produire, à nettoyer, sont immortels et résistent pour la plupart à l'abrasion, à la chauffe, au froid, au gel…

Alors pourquoi avoir voulu rayer de la carte ce contenant “intelligent” ? Pour la commercialisation du pétrole? Pour nager sur la vague du tout plastique initié dans les années 80 ?

 

Le plus simple est bien de récupérer tous ces bocaux en verre que l’on trouve dans nos placards, de toutes les tailles possibles et de les utiliser encore et encore, de façon à ce que nos enfants soient les garants de cette “éco-logie”.

 

3- Les médicaments

“Les perturbateurs endocriniens féminisent les espèces et rendent les mâles stériles”, Pr Pierre-Marie Martin

 

La troisième source de perturbateurs endocriniens, c’est la consommation de médicaments. Le schéma est simple: vous prenez un médicament, le corps le métabolise et le transforme en agent actif.

Mais une grande partie de ces molécules sont éliminées dans les excréments, dans les urines, et part directement dans les égouts. Ce sont de petites molécules qui ne sont pas arrêtées par les filtres des stations d’épuration et vont directement dans les rivières, dans la mer, dans les sous-sols.

 

Ces molécules ne sont jamais éliminées !

 

C’est donc toute la chaîne alimentaire qui est impactée, avec en plus une facteur d’accumulation: c’est la bioaccumulation des produits organiques persistants (POP). Très lipophiles, ils s’accumulent dans les graisses animales.

 

La consommation de chaires animales ajoute donc un facteur aggravant de troubles du système reproducteur, aussi bien chez l’homme que chez la femme, et donc des bébés et des enfants développants des troubles psychologiques.

Dans les zones où il y a une très grande pollution de pesticides ou de plastiques, il est observé durant la période in utero et les premiers mois de l’enfance, un comportement des enfants de sexe féminin qui devient identique à celui des enfants de sexe masculin et plus particulièrement pendant la préadolescence et l’adolescence: l’augmentation de l’agressivité chez les petites filles.

 

Il est également observé une augmentation de l’obésité due à l’exposition de ces perturbateurs endocriniens environnementaux, via des récepteurs très particuliers: les Estrogen Related Receptors A (ERRA) qui contrôlent les voies métaboliques des glucides dans les cellules humaines.


4- Les produits cosmétiques et leurs emballages

Les perturbateurs endocriniens, notamment les phtalates (polluants organiques semi-volatiles très répandus dans l’environnement des zones urbaines et dans les habitations) étaient avant largement utilisés dans la composition de cosmétiques. Les industriels incorporaient cette classe de molécules dans des produits comme les vernis à ongles, les parfums ou encore les laques pour les cheveux. En 2013, l’Union européenne a interdit beaucoup de phtalates dans la composition des cosmétiques sous prétexte qu’ils étaient cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Actuellement, le seul type encore autorisé est le diethyl car il entre dans la formule de l’alcool modifié utilisé en parfumerie ou dans les cosmétiques.

Globalement, le risque de présence de phtalates est donc surtout majeur en ce qui concerne les contenants comme les tubes et les flacons. “Il est impossible de distinguer si un phtalate donné est issu du cosmétique ou de l’emballage. Cependant, s’il s’agit d’un cosmétique interdit dans la formulation des cosmétiques et qu’il est présent dans le cosmétique analysé, le plus probable est qu’il a été relargué de l’emballage dans le cosmétique ou il y aura eu une contamination fortuite lors de la fabrication ou de la mise sous emballage”, explique la professeure Annick Barbaud, dermatologue, chef du service de dermatologie et allergologie à l’hôpital Tenon (Paris), vice-présidente du groupe dermato-allergologie de la SFD.

Quant aux bisphénols, d’autres perturbateurs endocriniens des plastiques, ils n’entrent pas dans la composition des cosmétiques. On ne connait donc pas leur relargage à partir des contenants. Réviser les types de plastiques dans les contenants pourrait permettre de prévenir ce relargage dans les cosmétiques, envisage Annick Barbaud.

 

5- Les phyto-oestrogènes

Ces molécules présentent dans les plantes sont nécessaires, non pas pour la reproduction des plantes, mais pour leur résistance aux agressions multiples dont elles peuvent faire l’objet: sécheresse, moisissures, piqures d’insectes, etc.

 

Les végétaux riches en oestrogènes sont le soja, tofu, cônes de houblon, trèfle, luzerne, carottes, ail, lentilles, pois chiches, graines de lin, de tournesol, etc.

 

Ce sont des molécules qui interfèrent sur les récepteurs hormonaux de mammifères d’où leur nom. Parmi ces molécules se trouve la génistéine présente de façon très importante dans le soja. Au Japon par exemple, la consommation de cette molécule est abondante, dans l’alimentation traditionnelle du type tofu, ceci depuis la vie in utero et pendant toute la vie d’adulte. Une protection naturelle contre le cancer du sein, mais à prendre aussi en adéquation avec la qualité de vie et la médecine millénaire évidemment. Cependant, dans les zones urbaines très denses où sont présentes à un niveau très élevées les enseignes de fast food (et de stress), il est observé une augmentation du cancer du sein.

 

Dans le cadre occidental, dire que l’on prend une thérapeutique naturelle “phytothérapique” pour le traitement de la ménopause est une aberration car les pilules, des substituts qui ne sont pas des médicaments, sont microdosés et non calibrés donc inefficaces pour le but recherché.

Il s’agit d’une tromperie industrielle promotionnée à l’aide d’un habile marketing.

Attention ceci ne remet pas en cause l’efficacité des compléments alimentaires, mais bien du marketing utilisé pour “survendre” de tels produits: “Traitez naturellement votre ménopause” par exemple.

On retrouve la même qualité d’extrait dans les yaourts au soja que dans ces compléments alimentaires, sous la dénomination “agent gélifiant” ou “agent de texture” !



Alors que fait-on ?

S’occuper de soi, par des méthodes simples et naturels, en entretenant sa vitalité et ça dès le plus jeune âge, évite de toucher à tous ces perturbateurs.

Pas de contenant en plastique, ou très peu, voir les recycler soi-même en utilisant ceux que l’on a déjà.

Faire le tri des produits ménagers que l’on utilise pas, réfléchir s’il on en a vraiment besoin (exemple, je n’ai que du vinaigre blanc chez moi).

Un mal de tête passera de lui-même, pour peu que l’on s’autorise un moment de calme, d’introspection, de bienveillance et arrêter de “se prendre la tête”.

La bienveillance personnelle est pour sûre une bienveillance sociale et environnementale.

 

Avec tout mon Amour,

Cyril 


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Photo by Velizar Ivanov on Unsplash

Sources: 

  • ANSES

  • Inspiré de “Eat, chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire”, Gilles Lartigot et de l’interview du Pr Pierre-Marie Martin, chirurgien oncologue, spécialiste des perturbateurs endocriniens et des cancers hormono-dépendants.