Définition du Larousse : « Absence, manque de quelque chose. »

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L’idée m’est venue, cette nuit (parce que c’est en général la nuit que me viennent les “idées”, depuis quelques temps), de rédiger un petit article sur un sujet qui est le quotidien de la majorité des français depuis quelques semaines et qui va, pendant encore au moins 4 semaines, devenir le quotidien de bons nombre d’êtres solitaires, couples, enfants et familles complètes.

Cette idée m’est venue car je suis en ce moment même sur l’études des oligo-éléments et des sels-minéraux, c’est à dire l’importance d’un apport régulier, via l’alimentation, pour établir un équilibre propice aux bonnes relations du Vivant.

Voici MA vision de la carence et le lien entre carence relationnelle et immunité.

 

Vous connaissez tous la “carence nutritionnelle”: 

L'homme puise dans son alimentation les matériaux indispensables au renouvellement de son stock de protéines et d'énergie nécessaire pour croître, se réparer, se relier à l'extérieur et assurer son isothermie. Cette couverture des besoins par l'alimentation s'inscrit dans un subtil équilibre entre état à jeun et état nourri, l'organisme gérant par l'intermédiaire de ses réserves lipidiques et glucidiques le maintien d'une homéostasie. Les apports doivent donc respecter un certain équilibre. C'est ce que nous enseigne la diététique. 

Seulement, cette métabolisation de nutriments essentiels n’est possible QUE si l’équilibre émotionnel est au beau fixe.

En effet, un état passablement déprimant induit une perte d’appétit “sournoise” que le corps traduira par :

“Mange! Sinon tu te mets en danger!”

Alors vous mangez en excès, sans conscience.

 

Pourquoi cette folie humaine, d'acheter le plus de pâtes possible, alors que cet aliment n'a aucun apport utile pour l'organisme ?

Tout simplement car la peur de la carence traduit la peur du manque émotionnel. Le corps dicte un acte pour se remplir.

 

Carences émotionnelles :

Les carences émotionnelles ne sont pas naturelles : l'être humain est un être social qui a besoin de contact physique et de se sentir aimé.

Les carences émotionnelles sont aussi à l’origine de nombreuses douleurs. Les caresses soignent et les câlins nous font du bien. Ils nous apportent sécurité et amour. Un regard plein d’affection est une manière de réjouir l’âme.

Une personne peut-elle tomber malade si elle n’a pas reçu ce type de renforts positifs transmis via les mots, les actes et les caresses pleins de sentiments ? Cela peut en surprendre plus d’un.  

La réponse est oui. 

L’être humain est une entité sociale et émotionnelle qui a besoin de liens affectifs pour survivre et se sentir en sécurité en tant que personne dans un groupe social déterminé.

Si, dans le quotidien, nos interactions se basent sur l’égoïsme, la froideur, la trahison ou la méfiance, notre estime de nous-même s’en trouve largement affectée.

Petit à petit, nous tombons dans une lente spirale de destruction où nous finissons par douter de nous-même. Suis-je une personne qui ne mérite pas d’être aimée ou respectée ?

Ce type de schémas de pensée plongent la personne dans un état de vulnérabilité où les défenses tombent. Le système immunitaire se fragilise et la terrible ombre de la dépression apparaît.

Tout au long de la vie, et davantage pendant l’enfance et l’adolescence, on nous apprend à être fort. Mais il y a des familles qui comprennent le concept de force émotionnelle de manière erronée.

Personne ne réussira à construire un enfant fort en le privant de câlins, de baisers ou d’une forme d’affection basée sur la sensibilité que certains interprètent comme étant de la fragilité.

Ce type d’approche d’éducation est nocive et dangereuse. L’enfant qui grandit sans la proximité émotionnelle de ses êtres chers comprend que le monde est un lieu hostile duquel il faut se défendre. Voilà pourquoi, tôt ou tard, il développe de la colère et de l’hostilité.

De même, si nos jeunes ne reçoivent pas de compréhension de notre part ou de proximité, ils finiront par se déconnecter du monde. Ils s’enformeront dans leurs propres univers jusqu’à créer une coquille de fer. Un espace dangereux où surviennent des faits problématiques (désordres alimentaires, drogues…).

Les carences émotionnelles ne sont pas uniquement présentes dans la jeunesse. Il y a des moments, dans la vie, où notre apparente force s’écroule. C’est le cas lorsque les personnes qui nous sont chères appliquent ce que l’on appelle en psychologie « des caresse négatives ».

Parfois, un mot a plus de force qu’un coup, qu’un impact direct sur notre corps. Le langage est un transmetteur puissant des émotions et de l’interaction qui nous permet de construire des liens sains, dignes et heureux.

Si nos êtres chers nous parlent avec des cris ou utilisent en permanence l’ironie, nous ressentons cette douleur émotionnelle et nous en gardons des séquelles.

En plus des mots respectueux, positifs et significatifs, il est nécessaire que nous nous sentions écoutés et compris. La communication se base sur l’émission d’un message, mais il est nécessaire que les interlocuteurs pratiquent une écoute active et constructive.

Une relation sans preuve d’affection n’est pas authentique.

Un amour sans caresses, sans petites preuves d’affection élémentaires s’éteint petit à petit et ne peut jamais se transformer en relation pleine et satisfaisante.

Une relation de couple ne se traduit pas uniquement en cohabitation, dans le fait de partager un espace, des responsabilités et un lit.  

Pour construire un lien authentique, il est nécessaire de prêter attention aux aspects les plus élémentaires, aux petites choses. Chercher la proximité mutuelle quand l’on est avec d’autres personnes sont des petites choses qui nous rendent heureux.

 

Il y a des moments dans la vie où nous nous habituons à ne plus recevoir de renforts positifs. Nous nous disons à nous-même que nous allons bien, que notre relation de couple est passé à une autre étape. Et que tout cela n’est plus nécessaire. Peut-être que vous vous dites à vous-même que vos enfants sont déjà grands pour ce genre de choses.

C’est pourtant une idée erronée. S’habituer à une vie de vide émotionnel, ce n’est pas la vie. Petit à petit, une dépression peut apparaître et nous n’en connaissons pas l’origine.

Sachez toujours que pour vivre en plénitude, nous avons besoin que l’âme soit nourrie d’affection.

 

Avec tout mon Amour,

Cyril

 

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Sources

“Canalisation du 15/04/2020”, Cyril Hussenet

http://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/31