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Il y a 5 ans, j’étais obèse. J’ai encore des traces de cet état sur mon corps, avec des vergetures très fines sur le bas ventre, et ma peau qui pendouille encore un peu, très légèrement. J’ai perdu 30 kilos, en 4 ans, c’est peut-être peu pour certain, mais c’est une véritable fierté pour moi de retrouver mon corps de mes 18 ans, avec en plus l’assurance de l’homme que je suis.

Entre mes 9 et 12 ans, j’étais en surpoids également, et le plus dur dans ces jeunes années, ce sont les moqueries des camarades de classe, quand tu as du mal à courir ou quand tu dois te dévoiler devant tout le monde lors des sorties piscine… Je ne cache pas que cela a été une période dur, la preuve est qu’elle est incrustée dans ma mémoire.

Mais je n’ai plus de rancœur avec ces deux périodes, car elles font la personne que je suis maintenant. Je suis fière de moi, je me trouve séduisant, j’ose me regarder dans le miroir et quand je vois ce corps bronzé, affiné, je me rends compte des heures, des jours, des mois passé à lire, m’abreuver de sources scientifiques, spirituelles, d’avoir osé partir courir très tôt le matin ou très tard le soir, courir le midi, de parcourir tous ces kilomètres à vélo, toutes ces longueurs à la piscine, avec ce plaisir intense de se sentir vivant et fière de gravir chaque marche.

 

Ce que je souhaite vous partager ici, est une humble participation à votre avancée, que votre “conscience” soit votre seule alliée.

Ces prochaines semaines, je vais vous révéler quelques passages d’un livre que j’ai découvert au tout début de ma formation en naturopathie en 2019, qui m’a nullement accompagné durant cette période de perte de poids que j’ai initiée dans la longueur dès 2015, mais qui sera la première lecture que je conseillerai aux personnes qui veulent perdre ces kilos qui leurs pèsent. 

J’ai découvert la “conscience” au fur et à mesure de mon avancée “psy”, que toutes nos décisions doivent être prisent avec cette “conscience”, que rien ne serait acquis sans celle-ci.

 

Voici donc le premier extrait:

“Être en surpoids ou obèse, c’est souffrir.

Quand nous sommes en surpoids, chaque partie du corps peut ressentir le fardeau. Nous pouvons avoir mal aux genoux, qui supportent un poids excessif; ils enflent et deviennent raides sous l’effet de l’arthrite. Notre cœur peut avoir à fournir de plus gros efforts, notre tension artérielle peut monter et des athéromes dangereux peuvent se former sur la paroi des artères, ce qui accroît le risque de crises cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Nous pouvons également avoir de la difficulté à respirer 24h sur 24 à mesure que le risque d’asthme, d’emphysème pulmonaire et d’apnée du sommeil augmente.

Un grand nombre de ces risques pour la santé existe chez des personnes qui sont simplement en surpoids, pas seulement chez celles qui sont obèses. La probabilité que le diabète, maladie insidieuse aux complications invalidantes, même mortelles, frappe quelqu’un qui est en surpoids est de deux à quatre fois plus élevée que si la personne a un poids normal, et de 5 à 12 fois plus élevée si la personne est obèse. Le risque de cancer du sein, du colon, de l’œsophage, des reins, du pancréas et de l’utérus est plus élevé chez des personnes qui ont un excès de graisse que chez celles qui n’en ont pas. Il en est de même en ce qui concerne le risque d’avoir des calculs biliaire. Il se peut que le risque de stérilité, de cataracte et peut être de démence soit plus élevé chez les personnes en surpoids que chez les personnes qui ne le sont pas. Etant donné le prix que l’excès de poids fait payer à toutes les parties du corps, il n’est pas surprenant qu’être en surpoids ou obèse quand on atteint la cinquantaine accroisse le risque de mort prématurée. Même les gens qui ne sont pas en surpoids mais qui ont pris plus de 10 kilos depuis qu’ils ont fait leurs études à l’université courent un plus grand risque de mourir prématurément.

Ceux qui sont en surpoids et obèses endurent toutes sortes de misères, car le poids est, en règle générale, associé à des réactions négatives blessantes. Quand ils sont enfants, ils peuvent être la cible de railleries et de brimades de la part de leurs camarades. Quand ils sont adultes, ils peuvent avoir moins de chance de trouver un emploi ou d’avoir une promotion, ou ils peuvent étiquetés comme étant fainéants ou peu disciplinés. Même chez le médecin, ils peuvent être victimes de préjugés à cause de leur poids.

Quelles sortes de souffrance avez-vous subi à cause votre poids? Une souffrance physique? Une souffrance affective? Un sentiment de honte, d’insécurité, de colère, de regret? Il se peut que vous ayez de la peine à identifier et à reconnaître la nature et l’intensité de votre souffrance. Peut-être voulez-vous y mettre fin et ne pas l’affronter. Cependant la première étape vers la guérison et la transformation, c’est admettre l’existence de notre souffrance et ne pas fuir.”

 


Source: "Savourez, mangez et vivez en pleine conscience", Thich Nhat Hanh et Dr Lilian Cheung